Hongrie - 5/12/2002

Hongrie

 

Siya (Salut en Hongrois) depuis Mohács sur les rives du Danube!!!

Questions réponses

 

La route :


De Dornbirn j’ai traversé le Vorarlberg et le Tirol, je suis passé à Garmich-Partenkirchen (Allemagne) et me suis rendu chez Erik à Salzburg. J’ai pris la direction du sud, (j’avais envie de voir la mer avant d’affronter les rigueurs de l’hiver). Je suis passé par Ljubiana (capitale de la Slovénie), et ai vu la mer Adriatique pour la première fois à Koper (la Slovénie n’a que 40 Km  de cotes). Ensuite, je suis passé à Rijeka, Zagreb et Osijek (en Croatie ) avant de traverser vers Pecs  en Hongrie. Je me suis arrêté à Véménd (un petit village près de Mohács) au sud de la Hongrie.

 

C’est d’un lycée de Mohács (Hongrie) que je vous écris.

Le pays :


La Hongrie comporte 10 millions d’habitants. Le climat est continental, les températures peuvent donc atteindre +35 l’été et -20 l’hiver. Le Hongrois est une langue difficile à apprendre, elle a des origines à l’est de l’Oural communes au Finlandais. Les habitants de la région où je me trouve parlent très bien l’allemand, il y a 3 siècles, la reine de l’empire Austro-hongrois a fait procéder à un déplacement de population pour repeupler cette région.

C’est une région très agricole.


Voici quelques informations qui devrai en surprendre quelques uns :

Ici, le salaire minimal (équivalant du SMIC) est de 200 euros. Une institutrice (quelque soit son ancienneté) gagne environ 400 euros.

 

L’indemnité chômage (après 4 ans de travail minimum) est d’environ de 150 euros (pendant 9 mois), durant cette période, les chômeurs peuvent se former gratuitement.

 

L’aide sociale (équivalent du RMI) est de 65 euros par mois.

Sachant que les prix dans les magasins son élevés ont pourrait penser: « les pauvres malheureux, comment font-ils pour vivre » pourtant, les gens que je rencontre semblent heureux. Ils sont hyper accueillants et chaleureux.

 

Dans les villages, ils n’achètent que très peu de produit au supermarché car les gens ont généralement un emploi et, en plus cultivent une petite exploitation pour les besoins de la famille. Les gens possèdent quelques Vaches, cochons, poules…, ils cultivent tous les légumes et font beaucoup de réserves pour l’hiver. Chaque famille possède des vignes et fait son propre vin (rouge, blanc…) . Je pense que l’on peut comparer cette vie à celle de nos grand-parents. Il existe dans les villages une grande solidarité.


Les gens peuvent acheter une voiture neuve, mais seulement 1 ou 2 fois dans leur vie!


Le problème se pose dans les villes ou les gens ne possède aucun jardin…


Beaucoup me posent la question: « que penses-tu de l’Union Européenne? Dans l’UE, Serons-nous mieux socialement », sachant ce que j’ai vu en France et dans d’autre pays, je suis assez mal à l’aise pour répondre.

 

On me donne de nombreux exemples de produits locaux (très bons) que l’UE refuse de commercialiser.

Que se passera t-il pour les hongrois quand ils seront intégré à l’UE dans 2 ans?. Il me semble que beaucoup de données sociales ne sont pas prises en compte par les décideurs politiques et commerciaux…

Tout ce que l’on me raconte est difficile à expliquer par internet.

Les échanges :


Ici, je parle presque uniquement en allemand ( finalement, avoir étudié cette langue me sert énormément)

Ce sont surtout les danses et le jonglage que j’enseigne. J’ai enregistré des chants magnifiques et j’essai de les apprendre.


Une école de Croatie va peut-être correspondre

 

 

avec cette de Plémy (en anglais)

Je vais bientôt en trouver une pour les élèves du collège Gustave Téry de Lamballe.

Toute les écoles ou je suis passe possèdent Internet et une salle informatique.

A Novska (Croatie), la moitié des élèves ont classe le matin, l'autre partie l'après midi, car ils sont trop nombreux pour l'établissement (ils alternent chaque semaine).

Anecdotes :

 

 

 

-Retour à Shoppernau en Autriche ou j’ai appris à cuisiner les Kasespetzle que j’avais tant apprécié il y a 12 ans.

-A Salzbourg, tour de tandem avec Erik (très bon moment).

-Accueil dans une ferme croate,  quelle joie et que de monde dans cette maison  où l’on vient de tuer le cochon!

 

 

-Croatie, une femme me prend en stop, (je lui joue un morceau de flûte) 5 km plus loin, elle s’arrête chez elle et insiste pour m’offrir une délicieuse assiette de soupe, quel bonheur!!!

-En Croatie, je suis passé dans un village (Novska) (a 5 Km de la frontière bosniaque) où la vie normale a repris mais où les cicatrices de la guerre étaient bien visible (maisons effondrées, impact de balles sur les mur. J’étais très impressionné, je me suis rendu dans l’école et j’ai été très surpris:  je n'avais jamais vu d'enfants avec autant d'énergie que dans cette école croate, et pourtant, j’en ai rencontré beaucoup...), ils avaient très envie de correspondre avec une école française (en anglais),  je crois que je vais retourner partager quelques activités dans ce village plus tard...

-Samedi dernier, alors que j’ai une pensée pour le Fest-noz « Zicablok », un hongrois super sympa s’arrête, il se rend à une rencontre musicale, c’est parti pour une après-midi de chants et musique locaux.

Merci pour les messages, je suis désolé de ne pas pouvoir répondre individuellement (j’essaie de vous répondre dans le message commun), je vous raconterai tout ça au retour.

A bientôt,

Samuel

Voici une légende hongroise (j’ai parfois des difficultés à rencontrer des personnes parlant une langue étrangère et connaissant une légende)

Aujourd’hui, je me suis rendu sur le bord du Lac Balaton (il mesure plus de 78 Km de long , ici on l’appelle “La mer Balaton”mais elle n’est pas salée!!!), et Ilona (parlant français) m’a traduit sa légende:

Il y a bien des années, ce lac était le centre du royaume gouverné par le roi István. Ce roi avait un fils très sensible: Janos,. Le jeune Janos était fou-amoureux de Márta, la très belle bergère dont les yeux avaient la couleur du lac. Malheureusement, Márta restait insensible aux beaux poèmes de Janos. Márta n’avait d’yeux que pour son magnifique troupeau de moutons à la laine d’or. Elle lui répétait qu’elle ne l’aimerait jamais.
Les mois passèrent, le cœur de Janos souffrait de plus en plus, un jour de printemps, il mourut de chagrin…
Le roi István, très triste et blessé dans son orgueil de roi, entra dans une colère noire. Il décida de punir cette maudite bergère.
Pendant 3 jours et 3 nuits, il fit gronder sur la région un terrible orage. Les moutons de Márta, affolés, se jetèrent tous dans le lac Balaton de la falaise de Tihany. Márta, elle, fut enfermée dans une grotte bouchée par une énorme pierre et fut condamnée à répéter ce que disent les passants, quelque soit leur nationalité, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou âgés…
Depuis ce jours, on trouve parfois d’étranges coquillages sur les bords du lac, on dit , que ce sont les ongles des moutons. Márta, quand à elle, se trouve toujours dans sa grotte, c’est elle qui continue à faire l’écho du lac et à répondre aux gens.

Je suis allé à Tihany car je voulais vérifier la vérité de cette histoire et Márta m’a répondu en français, j’y ai cherché un des ongles de moutons. Je n’en ai pas encore trouvé. J’espère que cette légende du lac Balaton vous a plu, vous pouvez vous aussi m’envoyer vos contes!

Kenavo !   Samuel.