Turquie - 10/04/2008

Turquie, le retour...

Quand le voyage ramène sur la route d'un autre voyage, et sur le chemin de retrouvailles.

5 ans après être passé à Istanbul, l'aventure prend une nouvelle dimension: Il n'est plus seulement la rencontre du moment, il devient aussi re-rencontre du moment... Ce ne sont plus les émotions, l'adrénaline de la rencontre avec l'inconnu mais celles de la rencontre avec le connu, qui a plus ou moins changé avec le temps...

La route :

J'atteins un première fois la frontière turque le 5 avril. Quelle joie de me trouver aux portes de l'Europe!

Mais cette joie n'est que de courte durée, le douanier me fait remarquer que ma photo se décolle légèrement sur mon passeport : Il ne veulent pas de moi en Turquie. J'ai beau essayer de discuter, de montrer ma carte d'identité, les douaniers me réexpédient en Syrie sans rien vouloir entendre.

Alors, il ne me reste plus qu'à faire 500 kilomètres dans le sens inverse et revenir à Damas pour demander à l'ambassade de France d'authentifier mon passeport... Puis de refaire de nouveau 500 km pour retourner à la frontière, heureusement que le stop fonctionne bien. J'aurai sûrement dû me raser avant d'aller à la frontière. Mais je prends cet aléa du voyage comme une bonne chose (c'est grâce à ce douanier turc que j'ai pu rencontrer les enfants irakiens et poser les 4 questions (lien avec les réponses de Syrie) à un irakien et des syriens très inspirés...

De retour à la frontière turque, cette fois-ci, on ne me demande pas de papier supplémentaire, mon passeport, le même, suffit. Je souris sans faire de commentaire.

Je prends la route vers Ankara, puis Izmit et Istanbul.

A Izmit, je retrouve une école où j'étais passé en 2003 mais tout le personnel à changé.

Je retrouve l'école française.

 

Je retrouve Pélin, une amie Turque qui à passé 1 semaine chez mes parents en Bretagne.

Istanbul est le point de rencontre entre les deux voyages, les 5 continents sont bel et bien traversés...

Echanges:

En Turquie, la diversité culturelle est tellement grande que je pourrais passer des mois à apprendre les danses, les chants des différents groupes (kurdes, Kasaques, Laz, Arabes, Balkaniques, Tziganes et Turcs ) Je me rends dans une école d'un village de réfugiés afgans (les parents sont arrivés en Turquie en 1982). Certains connaissent des chants dans une langue Ouzbèque.

Anecdotes:

-Un soir dans le sud de la Turquie, je cherche un lieu ou dormir: J'entre dans une scierie, il fait nuit, il est 21h30. Le patron m'accueille, il m'offre le thé et à manger avant de me demander ce qui m'amène chez lui... Il me loge sur un vieux canapé, et c'est sous la vigilance du gardien de nuit ( auquel j'ai appris quelques tours de magie de carte) que je passe cette nuit la dans une nouvelle entreprise...

-un soir dans l'ouest de la Turquie, la nuit tombe, je traverse une ville. Le patron d'un magasin me demande ou je vais:

-"vers le prochain village"...

-"Tu as besoin de quelque chose? De l'eau, à manger, de l'argent?".

-" Non je n'ai besoin de rien"

-" Et où vas tu dormir ?"

-"Dans ma couverture"

Evidement, cette conversation est une conversation de gestes...

Le lendemain matin, après avoir loge chez un employé qui m'a offert plein de vêtements qui ne lui servent plus, je retrouve le patron du magasin. Nous déjeunons sur une grande table entre les rayons du magasin, je savoure ces moments en famille du monde avant de reprendre la route...

Vers l'union européenne, vers la bulgarie.