Djibouti - 17/02/2008

Ressourcement à Djibouti

Quel plaisir de reparler le Français !

 

La route :

 


J'entre à Djibouti, un djiboutien, un foulard sur la tête me dit "Bienvenue dans ton pays" Après quelques heures de marche le long de la voie ferrée, dans le désert; je rejoins la route et je suis pris en stop par des routiers Ethiopiens. Ce pays est tellement petit que j'arrive rapidement à la capitale, j'ai le prénom d'un enseignant du lycée français: me voici accueilli par les Français de l'étranger. Je savoure ce repos.

 

Le Pays :

 


Je ne savais pas grand chose sur ce pays. 4 langues y sont parlées (Afar, Arabe, Somali et Français (langue officielle); le soir les informations sont en 4 langues (les mêmes malheurs sont décrits 4 fois).
Djibouti existe surtout du fait de la présence française, sinon, ce petit bout de terre aurait été annexé à l'Erythre ou à la Somalie (pays voisins)

 

Échange :

 


Les écoles djiboutiennes étant en vacances, j'interviens dans l'école française (contes en 6eme, récits de voyage en 5eme, le troubadour s’ adapte aux programmes français.
C'est surprenant d'être en Afrique devant une classe d'enfants blancs. La plupart sont des enfants de militaires expatriés.
Je passe deux autres journées à l'école de la Nativité et anime l'heure du conte à la bibliothèque. 

Anecdotes :

 


-A la frontière de l'Ethiopie; on m'interdit de poursuivre à pied; après discussion et beaucoup de patience, j'ai le droit de suivre la ligne de chemin de fer pendant 15 kilomètres avant de rattraper la route;
-Je reçois beaucoup de chaleur de la part de profs expatriés ; ce qui me permet de me refaire une petite santé chez Hervé, Valérie, Romain... me voilà paré pour une nouvelle traversée.
-Un match de Foot en salle avec les profs me fait constater la spécificité des muscles: autant je peux marcher pendant des heures, mais, suite au foot, je traîne des courbatures pendant 4 jours.

La traversée de la mer rouge:

Avec beaucoup de patience (il me faut aller au port plusieurs jours de suite); j'embarque sur un navire qui transporte du bétail Ethiopien au Yémen ; une belle expédition ( 500 boeufs; un équipage composé de 7 indiens; 2 yéménites et 3 somaliens; + 25 passagers yéménites et un passager breton)


Nous portons secours à 4 pêcheurs (dont un enfant de 12 ans) à la dérive dans une embarcation dont le moteur avait lâché.


Sur le bateau, ils parlent tous arabes ou d'autres langues (indou, somalien etc...), personne ne parle anglais, alors il faut utiliser la langue des signes : première rencontre avec un peuple chaleureux: Les Yéménites,le cuisinier m'apprend à faire des galettes de blé délicieuses. 
Lorsque le bateau accoste de nuit au Yémen, je réalise que j'ai quitté l'Afrique pour arriver en Asie. Je passe une seconde nuit à bord avant d'entamer ma marche dans ce nouveau pays...