Ethiopie - 10/02/2008

L'accueil Éthiopien

 

Le pays :


Trop de choses à dire, trop peu de temps vécu dans ce pays. Des zones arides qui vivent une sécheresse au sud, des zones très fertiles avec une profusion de fruits, café…  L’Ethiopie me marque par ses contrastes. Des centaines de gens dorment dans les rues d’Addis Abeba à quelques rues d’un des hôtels les plus luxueux du monde.

On m’avait mis en garde : les voyageurs ne sont pas bien accueillis en Ethiopie.

Je viens d’expérimenter le contraire !


En campagne :


Évidemment, je n’ai pas échappé aux « money, money » mais je me suis rendu compte que c’était un mot facile à prononcer qui signifie souvent une envie de communication.

Alors, à chaque fois, je me suis arrêté pour discuter, j’ai utilisé quelques mots en amharic (langue de l’Ethiopie), j’ai expliqué ce que je faisais quand les gens comprennent l’anglais et j’ai recu des sourires, des encouragements. Chaque soir ( sauf la première nuit à la belle étoile), j’ai été invité par des éthiopiens à passer la nuit chez eux (routiers, conducteurs, passants...).

 

En ville :


Je n’ai toujours pas pris un seul transport en commun. Quand j’ai traversé Addis Abéba d’un bout à l’autre, une centaine de mains se sont tendues sur mon passage (la moitié étaient toutes petites, celles d’enfants envoyés par leurs mamans). Cela donne l’impression d’un peuple assisté. Le blanc est sensé être la solution, le porte monnaie ambulant...C’est dur de bien le vivre, c’est un jeu pour certains, mais d’autres ne jouent pas la comédie, vivent vraiment la misère, dans la poussière...

Je me suis fait offert un repas par un passant éthiopien de 28 ans qui voulait m’encourager à continuer ma marche.

 

Réflexion :


Dans chaque pays, je rencontre des gens qui me parlent de leurs problèmes. Dans certains pays, le manque d’eau, de nourriture, de travail, les conditions d’hygiène… Dans d’autres, les relations sentimentales, les familles qui ne s’entendent pas, la vie qui ne rend pas heureux…

Dans chaque pays, je vois des gens qui semblent avoir trouvé leur bonheur, qui sont heureux comme ils sont, sans désirer quoi que ce soit, sans envier qui que ce soit, il sont eux-mêmes et partagent ce qu'ils sont avec leur entourage...

Anecdotes :


- Première nuit en Ethiopie et première nuit à la belle étoile en Afrique. Au petit matin, je vais chercher de l’eau au puits, sous les regards étonnés des locaux et je reprends la route…

- Le lendemain, je fête ma 500 ème journée sur la route. Pour la 500 ème soirée en voyage, je suis invité par des jeunes éthiopiens de 25ans. Ils me font goûter l’Ingéra (galette traditionnelle) et apprennent à jongler.

- A Addis Abéba, je suis accueilli par des enseignants du lycée français qui m'offrent l'hospitalité (française), cela tombe bien, je suis un peu malade (L'estomac douloureux). Quelques jours de repos, quelques films (cela me manquait) et me voila prêt à poursuivre, vers le nord, vers Djibouti…