Tanzanie - 7/01/2008

Me voici en Tanzanie

 

En pleine saison des pluies (avec de nouvelles chaussures et mes amis les moustiques !!)

Je vous envoie très bientôt des nouvelles (la traversée de
l'Afrique du sud, Noël avec un berger au Botswana, le Zimbabwe, Nouvel an en Zambie...)
Bises, merci pour les nouvelles et les messages d'encouragements, et bon vent à tous dans vos projets !
Sam.

Tanzanie

18 janvier 2008

Je me mets au Swahili ( en Tanzanie, c'est la langue officielle et l'anglais n'est pas beaucoup parlé au bord des routes).

 

Rencontre :

 


Première rencontre blanche en Tanzanie : Deborah, une canadienne à moitié québecoise de 27 ans (décidemment ces québecois sont partout) qui vit depuis 4 ans dans ce pays. Elle a monté plusieurs orphelinats notamment pour aider les enfants séropositifs à reprendre des forces pour éviter que le sida se déclenche. Voici son site www.theolivebranchforchildren.org
Elle a aussi mis en place un atelier couture et emploie des gens dont elle vend le travail "fair traide = commerce équitable". Elle les paie bien et les bénéfices servent à sponsoriser les orphelinats, les études des enfants... Je fais quelques animations auprès des enfants. Sa passion pour son projet et ses résultats sont un bel espoir d'humanité.

 

Anecdote :

 


- A la frontière entre la Zambie et la Tanzanie, je n'ai pas assez d'argent pour payer le
visa tanzanien (50 dollars). La banque est fermée (nous sommes dimanche). J'explique mon projet, le fait que je marche avec peu d'argent, que j'anime dans les écoles. Les douaniers me laissent entrer dans leur pays et me donnent une semaine pour payer le visa. Si cela n'est pas un bel accueil !!!
- On ne me laisse pas marcher dans le "
Mikumi national park", j'avais pourtant prévu la flûte pour les lions. D'ailleurs, du camion qui m'emmène, je n'en vois pas. Par contre, pour la première fois de ma vie, je vois des girafes, une famille d'éléphants et des antilopes dans leur milieu naturel. 
- A Dar es saalam, je fais une belle pause de 5 jours à
l'école francaise. Quelques enseignants m'offrent un confort que, vraiment je savoure. J'ai même droit à une soirée espagnole ( tapas, chorizo, jambon, fromage, sangria...) et deux veillées entre bretons ( de Saint Malo et de Quimper ) avec du vrai pâté henaff !!
- Rencontre avec les Maasai, je suis invité dans deux familles, une est sédentarisée, je pousse la charrue avec les boeufs, cuisine, jongle, trait les vaches, chante avec eux, c'est grandiose :
Petit texte.

Maassai,
Drapé de rouge, drapé de bleu,
Ta silhouette mince
Le bâton à la main,
chemine avec ton troupeau,
Ton sourire, ta gentillesse, ton pacifisme,
illumine le sol d'Afrique,
Grand enfant des montagnes,
De Tanzanie et du Kenya,
Ton hospitalité n'a pas d'égal,
Tu te fais un devoir de tout offrir
Et, si tu n'as rien à manger,
Le lait de tes vaches rend ton thé délicieux,
Berger qui regarde passer le blanc
Juste une joie d'être
Et la fierté d'un peuple
Tu rayonnes sur les chemins
Maassai,
Merci d'avoir croisé  ma route
Tu m'as ouvert ta porte,
Tu m'as ouvert ton coeur
J'espère avoir été digne de cet honneur...



Je me demande quel est l'avenir de ce peuple, comme cette planète, ils évoluent, changent (cela fait drôle de les voir parler au portable, ou faire leurs courses dans les supermarché en tenue traditionnelle...).

Ici, na itua samoueli (tel es mon nom en swahili)
La marche est difficile, le sac semble parfois bien lourd à porter mais chaque pas vaut la peine d'être fait, car il est synonyme de rencontre et de leçon.