Lesotho - 16/12/2007

Au royame du Lesotho

 

Je discute avec des bergers au bord de la route en Afrique du sud. Nous nous contons des histoires. Un des bergers ( 14 ans) ne comprend pas l'Anglais. Les autres me traduisent ses histoires, ils lui traduisent les miennes. C'est à ce moment là que je décide d'aller faire un tour dans ce petit pays...

 

Le Pays :

 


1500 mètres d'altitude ( au minimum), la marche fatigue un peu plus. Je ne vais pas aller en montagne mais il y neige en hiver.
2 millions d'habitants. Apparemment 30% de la population est atteinte du sida.

 

Echanges:

 


Beaucoup de discussions au bord des routes. Les gens maîtrisent l'Anglais. J'apprends les rudiments de la langue "sotho".
Dumela : bonjour,
dankie : merci,
salahanke : au revoir,
libitsolakakie samuel : je m'appelle samuel.

Les enfants sont en vacances depuis le 14 décembre, je rends visite aux orphelinats. Beaucoup d'enfants ont perdu leurs parents ( à cause du sida). Je suis allé dans 3 orphelinats et, malgré leurs difficultés, ces enfants ont une joie de vivre et d'apprendre incroyable. 3 heures d'animation : chants, danses, contes, jonglage... Avec 3 euros de ballons de baudruche (100 ballons), nous fabriquons 50 balles de jonglage et certains enfants apprennent à jongler à trois balles.


Les enfants connaissent énormément d'histoires, je vais en ramener quelques unes. 

 

Anecdotes :

 


Chaque instant de cette marche en Afrique pourrait devenir une anecdote. Tout est tellement différent. 
Les sourires sont tellement nombreux au bord de ces routes.
- Cela fait mal au coeur : Une grand-mère vit avec 14 petits enfants ( ses propres enfants et leurs partenaires sont tous morts du sida)... Mais la vie continue pour ces enfants...
- lundi, 16 heures, je me dirige vers la frontière pour revenir en Afrique du sud. Une femme de 60 ans, ( c'est la première personne blanche que je rencontre au Lesotho), me demande ce que je fais. Je conte des histoires. Me voici invité  à me reposer une soirée. Trois jours après, je suis toujours au Lesotho. Être disponible permet beaucoup de rencontres.

Après 5 jours en Afrique, je suis fasciné par ces cultures, par ces gens dont je ne connaissais rien avant de venir ici. On me dit : tu pourrais passer 10 ans en Afrique, il y a 50 pays avec des centaines de cultures...
Aller mon Sam, tu ne pourras pas aller partout, je charge mon sac sur le dos et reprend la route du Nord.