Chili - 12/09/2007

Continuer par le Chili

Je traverse la Cordillère des Andes pour entrer au Chili. 3 mètres de neige sur le bord de la route. De l'autre côté, le vent du pacifique a apporté les nuages, il pleut des cordes. Nous sommes samedi soir, le plus mauvais soir pour un troubadour pour trouver un hébergement (soit les gens sortent, soit ils reçoivent des invités). C'est finalement une famille d'agriculteurs qui accepte d'aider le voyageur trempé.

Ma premiere nuit chilienne, je la passe dans une grange, dans le foin. La pluie résonne sur les tôles, enveloppé de ma combinaison thermique, avec mon bonnet et mes gants, je savoure le repos.

Je descends jusqu'à l'ile de Chiloe pour partager quelques contes dans cette île aux sorciers. L'accueil y est merveilleux (après-midi et soirée en famille, voir photos dans anecdotes). Je reprends la route de Santiago pour arriver avant la fermeture des écoles pour vacances scolaires. Le pays est long, très long... Ici c'est le paradis des auto- stoppeurs, les gens sont super solidaires. Je n'ai jamais autant vu d'auto stoppeurs, il y en a partout, et de tout âge.


C'est le printemps!!!


Le pays :


Sortir d'une dictature subventionnée par les Etats-Unis pour empêcher la montée des idées communistes, cela laisse des séquelles... Les gens sont encore divisés. Chacun me tient un discours et avance ses arguments... J'écoute.

Ici, le mode est les Etats-Unis : les riches sont très riches, et les pauvres le restent, tout est privé. L'école est privée et ne tient pas le rôle d'ascenseur social. Un SDF me dit: "regarde mon pays, regarde le monde, crois-tu que la fin justifie les moyens?" ( il répond aux 4 questions voir lien sur page accueil)

Les chiliens sont très différents des argentins, plus introvertis (eux ne sont pas descendants d'italiens). J'apprécie les différences de ces peuples, chacun m'offre ce qu'il est... Traditions culinaires, danse "la cuéca"...

 

Anecdotes :


- Sur l'île de Chiloé, un après midi en famille :

- Le 11 septembre, je célèbre l'anniversaire de mon départ de Ploeuc sur Lié : 1 an sur la route !!! Le 15 septembre, je célèbre 1 an de marche, de stop et de rencontres sur le continent américain. Toutes les occasions sont bonnes pour fêter !!

- Chercher un lieu pour me loger est chaque soir une aventure. Cela nécessite des discussions avec des passants dans Santiago.

- A l'alliance française, je suis accueilli et les enfants de 12 classes entendent contes et récits de voyage. Je reçois même une somme qui va me permettre de racheter un appareil photo (celui reçu en Guyane a disparu en Argentine : cela m'arrive d'être étourdi...)

- Surprise : A l'alliance française, deux élèves me demandent : vous êtes déjà allé en Turquie ? Oui, lors de mon autre grand voyage. Alors, on vous a déjà vu au Lycée Pierre Loti à Istanbul ! Je n'arrive pas à y croire, dans ma vie, je suis allé faire des animations dans 4 lycées français ( Istanbul, Changaï, Lisbonne et Santiago). C'est beau de retrouver deux fois les mêmes élèves, ils sont un lien entre mes deux voyages... Je leur chante la chanson apprise il y a 4 ans en turquie "Uskudar a gi deeriken ..." Ariel et Léa vivent avec leurs parents depuis 3 ans à Santiago.

Remis de mes émotions de reparler français, je me mets en quête de la suite du voyage...

ah ah...

Passage par Valparaiso

 



- Je cherche un moyen de poursuivre ma route par la mer... Cela m'amène au port de Valparaiso...

 

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- Je devais de toute façon y passer pour remplir une mission : Depuis la ville de Québec, je portais un petit papier avec un message pour un artisan de Valparaiso. Le trouver n'a pas été chose facile. Mais j'y suis parvenu : désormais, je porte un petit papier pour une québécoise, de la part d'un artisan de Valparaiso... La mission est accomplie, la rencontre avec cet homme fût belle, un sage, son sourire m'a marqué. Il nous partage les réponses aux quatre questions ( voir lien sur page accueil )

- Des gens m'ont dit qu'elle est belle et mérite d'être partagée, je me rends au journal de Valparaiso pour raconter mon histoire. On me dit de revenir plus tard. Je reviens trois fois... Les journalistes sont trop occupés ( ce sont les fêtes du pays, il y a beaucoup de morts et d'accidents, les journalistes doivent couvrir cela...). Alors je repars... Vous devrez sentir ma colère que je transforme en anecdote : Le monde est ainsi, les gens veulent connaître le malheur des autres, cela aiderai à se sentir heureux ? Le bonheur des autres n'intéresse personne... Il y a du temps pour les mauvaises nouvelles, pas pour les bonnes. Peu importe, je continue de vivre à ma façon...

- Je conte dans les bars de Valparaiso, des anecdotes de voyage, des contes celtes, on me loge en échange, je savoure le vin chilien, l'ambiance est à la fête... Deux jours plus tard, je croise un gars dans la rue, il me demande de lui raconter de nouveau la fin du conte ( celui du Roi Arthur), il ne l'avait pas bien entendu, à cause des bières...

- Une ancienne prison de Valparaiso a été transformée en lieu de rencontre pour les artistes. J'y conte devant un groupe de jeunes qui sont là par hasard. Je choisis le conte sur la liberté entendu à la prison de St Brieuc...  même quand les gens n'ont pas le droit de faire des voyages, leurs histoires voyagent...

- Je suis invité à un repas de famille, une femme se demande: " Combien de temps dure une vie avant de se terminer..."

- De retour à Santiago, je passe une nuit dans une maison occupée (un squat) avec de jeunes punks et des étudiants en arts. Les discussions sont belles et intéressantes. Il y a une place pour quelques contes du voyageur.