Bolivie - 11/07/2007

Traversée de la Bolivie

La route :

Je suis entre dans le pays en longeant le lac Titicaca. J`ai pris la direction de la Paz. Je me suis fait déposer dans le ville de Alto ( à 4200 mètres d`altitude). Il fait -10 degrés la nuit.

J`y ai été accueilli par les volontaires (belges) d`une association qui aide les enfants (Educateurs Boliviens, soutien scolaire, moral). Après quelques jours passés avec eux, j'ai commencé la descente vers le sud du pays. Nouveau problèmes d`estomac en descendant dans la vallée vers Santa Cruz ( il parraît que c`est normal, même pour les Boliviens). Découverte de la culture Ayamara. Puis vers la pampa pour retrouver la famille d`un bolivien rencontré sur le bateau au Brésil. Je me suis ensuite dirigé vers la frontière Brésilienne dans la poussière.

Le pays :

Trois types de climat ( altitude, vallée, forêt). En fonction de leur lieu d`origine, les gens sont très différents. Un Bolivien me dit : ici, c'est comme en Palestine, on ne pourra jamais être d'accord. 9 millions d'habitants, 2 millions de descendants d`européens( qui possèdent les terres riches) et 7 millions de descendants des amérindiens. En ce moment le président Evo Morales, un amérindien est au pouvoir. Il favorise les siens, les autres protestent ( mais ils faisaient la même chose quand ils avaient le pouvoir). Après lui viendra un autre qui lui aussi favorisera un groupe et entraînera des mécontentements... Le problème est que l'opposition cherche seulement à critiquer pour atteindre le pouvoir, ensuite, elle va profiter de sa place au pouvoir pour s'enrichir sans remplir ses promesses... Ainsi est la politique dans de nombreux pays...

Échanges :


Je passe quelques jours avec l`association NIDELBARMIE. Des éducateurs qui apportent un soutien scolaire avec une pédagogie alternative à base de jeux ( mathématiques, français) créés par l'association. Ce sont environ 1300 enfants qui profitent quotidiennement de ce soutien. Des éducateurs formés par l'association travaillent avec les groupes dans les quartiers. L`échange avec les éducateurs est intéressant.

 

Dans une université bilingue après avoir écoute les chants en langue aymara et quetchua, le directeur m`autorise à participer. Nous avons répété la veille. Je chante un chant à danser accompagné de Quéna, Charango, guitare devant 1300 étudiants... Un grand moment !

Actuellement, ce sont les vacances scolaires de mi-année. Je suis plus avec les familles et dans les orphelinats, dans une prison aussi. Je laisse des balles de jonglage derrière moi... Même dans la prison, ainsi, ils vont s`entraîner au jonglage.

 

Anecdotes :


- Je sors de la frontière et aide trois petites filles à tirer leur chariot sur 2 kilomètres ( elles vont ramasser du bois). Elle veulent m'offrir un chewing gum en remerciement. Je reprends ma marche. Je tends le pouce. Un camion s'arrête, il va à La Paz. Cool. Nous discutons en traversant le Plateau des Andes. Arrivé à la Paz. Il me dit avec le sourire : Maintenant, il faut payer. J'ai beau lui expliquer le concept de l'auto stop, mon voyage dans lequel je n'ai pas utilisé d'argent pour me déplacer, les écoles ou je me rends. Il ne veut rien savoir... Il veut de l`argent. Je ne cède pas. Je lui donne des clémentines et de la farine de mais. Il est content. Son camion est à lui, ce sont toujours les plus riches qui veulent plus...

Et la je pourrais penser, le stop en Bolivie, cela ne fonctionne pas ! Mensonge !!! Ne jamais généraliser... Depuis cette expérience, j`ai été pris en stop par des dizaines de chauffeurs plus sympathiques les uns que les autres (invitations). Le stop en Bolivie, cela fonctionne bien, comme sur le reste du continent américain. (il y a des endroits où il y a peu de voitures, alors il faut marcher, d'autres ou il faut être patient... Cela fait partie de la vie du voyageur...)

- Sur la piste qui rejoint le brésil, je suis couvert de poussière, je marche dans quelques tempêtes de sable... Le vent se calme. Je m`arrête, m`assois sur mon sac à dos. j`écris.

Nous sommes le 11 juillet 2007.

Dix mois sur la route

Le mot " Loin "  n`a plus de sens

Des chaussures usées par les cailloux

La poussière

Et deux pieds qui poursuivent, inlassablement

Une quête...

Aujourd'hui, je croise, boliviens, péruviens, brésiliens

Et demain, argentin, paraguayen, urugayens...

Un temps qui s'ecoule, lentement

Au rythme des rencontres

Etre pour cheminer, il faut l`accepter

et le faire accepter

La vie de voyageur, un rythme à prendre,

Savoir se poser, mais peu de temps,

Savoir arriver, savoir quitter

Le coeur heureux, toujours joyeux

Dis moi sur la route,

Marche vers l'autre,

Car lui aussi, attend cette rencontre...

Je me relève, je charge mon sac à dos, et je reprends la route...