Brésil - 05/2007

De retour au Brésil,

Je danse la Samba,

Je vais de ville en ville,

Pour apprendre le pas.

...

Jaune, vert, orange, bleu, le soleil, le Brésil, il sent la fête.

Je comprends de mieux en mieux le Portugais et je parle un  "portugnol" que les brésiliens comprennent.

- Première nuit au Brésil à  Boa Vista. Je me retrouve dans un centre culturel. Au programme, capoeira, danses brésiliennes et le lendemain, jonglage, danses bretonnes ( pour le troisième âge), j´avoue que pour les brésiliens et les brésiliennes, je sens que mes danses manquent de déhanchement, nous improvisons un Andro-samba...

- Au milieu de la jungle, un camion s`arrête ; juste pour permettre à un petit auto-stoppeur breton de Ploeuc sur lié de faire quelques pas de gavotte sur l´Equateur. Et c´est reparti. Un peu plus loin, un amérindien marche avec un arc et des flèches dans la main, je me demande ce qu´il doit penser en voyant un blanc lui faire un signe de la main de la fenêtre du camion.

- Depuis deux mois, je voyage sans carte. J´en dessine une au fur et à mesure des rencontres. Je sais juste le nom de la prochaine grande ville vers laquelle je me dirige. Cela a des inconvénients ( être parfois un peu désorienté) mais aussi des avantages : ( être là où on est sans se projeter dans une destination future). Pour traverser le Vénézuela, le nord du Brésil, le Guyana, le Suriname, la Guyane, cela m’a réussi, il y a peu de routes.

Manaus est une ville de 3 millions d´habitants au milieu de la jungle. Une route y arrive du Nord, celle qui continue vers Porto Velho est abandonnée. Je suis obligé de poursuivre en bateau ( pendant 4 jours), c´est le moyen de transport local . Cela devrait me permettre de me reposer, mon corps est fatigué de la route...

Un bateau dans l´Amazonie :

150 hamacs accrochés les uns à côtés des autres, les uns au-dessus des autres, évidement comme je me couche tard et je dois ramper sous les hamacs des autres pour rejoindre le mien. J´apprends de nouveaux jeux de cartes et nous avons la visite des dauphins de l´Amazone.

- Un brésilien qui a été jusqu’à Paris par un cargo depuis la Guyane m`explique son aventure avant d`avoir été renvoyé de France : "j´aurais aimé être accueilli dans ton pays comme tu l´es dans le mien..."

- Certains travailleurs brésiliens reviennent voir leur femme et leurs enfants après un an parfois deux ans de travail à Manaus.

- Un japonnais qui voyage à bicyclette se trouve sur le bateau, il a mis deux ans pour rallier l´Alaska au Brésil et compte continuer encore un an jusqu´en Argentine. Il est sacrement équipé ( GPS, altimètre...). Il a du mal à comprendre ma facon de voyager... 3 ans sur un vélo, il me semble un peu plus fou que moi...

 

Ce bateau est devenu en trois jours une sorte de grande famille.

 

Repartir seul sur la route n´est que plus difficile mais qui a dit que vivre un rêve est tous les jours facile?

 

Ce soir, je dors à la belle étoile au point de rencontre des trois frontières (Brésil, Perou, Bolivie)... Une nuit inoubliable en regardant la lune de l´hémisphère sud ( elle est renversée, comme un sourire ). Demain, je reparlerai espagnol !

 

De temps en temps, je reçois des messages d´encouragement, ils font vraiment du bien. Je me permets de les partager même si je n´ai pas l´autorisation de leurs auteurs, ils m´ont ému et remotivé, merci à eux :

Merci, alors, je vais continuer un peu...