reflexions...

Dimanche 30 juillet 2017

Ce matin, au bord de la route,

Je regarde un petit oiseau picorant le sol, une plante qui fleurit, un arbre dont les feuilles frémissent...

Ne serai-je pas simplement cet oiseau, cette fleur, cet arbre ?

Et cet instrument de musique, cette paire de chaussure, cette orange ?

A partir du moment ou tu te reconnais en tout, tu ne fais plus qu'un avec la terre...

Il ne peut plus etre question de controle des esprits, de religions, d'etres humains meilleurs les unes que les autres...

Tu ne fais plus qu'un avec tout, alors, tu ne peux que traiter les etres de la maniere dont tu voudrais etre traité.

Les couleurs de peau des hommes ne sont plus qu'un détail de la mosaique, les religions qu'une invention, un concept des hommes...

Mais, si le coeur de l'humain se reconnait dans le battement du tambour, le chant d'un voisin, le son de la riviere qui s'ecoule,

alors, il ne peux plus y avoir d'exploitation de l'homme par l'homme, de la femme, de l'enfant, d'un groupe d'etres humain, des animaux, des plantes, de la terre...

Apres avoir grandi 20 ans en Bretagne puis marché pendant 20 ans a la rencontre des habitants d'une centaine de pays sur les 5 continents,

apres avoir été accueilli dans plus de 2000 maisons,

apres avoir partagé des contes, chants, danses, jonglage, discussions

dans plus de 2000 etablissements scolaires, 

universités, maisons de retraite, hopitaux, orphelinats, colonies de vacances, communautés, prisons, camps de réfugiers, monasteres...

Apres avoir vecu pendant 20 ans du partage, de générosité, de troc, de don et de contre-don...

Cette spiritualité d'amour de toute existence est devenue la facon qui me porte pour etre en relation avec les autres...

Elle existait il y a longtemps mais il me semble que peu a peu, l'homme s'en est ecarté pour pouvoir avoir un controle sur son entourage...

Comme disaient les Navajos :

"J'ai été au bout de la terre,

J'ai été au somment des montagnes

J'ai été au confin des océans

Et je n'ai rien trouvé qui ne soit mon ami..."

Un conte russe d'un petit garcon et de sa grand-mere illustre aussi cela :

"etre simplement heureux des expériences de ce cheminement sur terre vers la mort pour laisser de nouveau place a la vie"

Je souris aux cheveux qui blanchissent...

Et poursuis mon cheminement...

Mon partage avec la vie...

Une voiture s'arrete, je sort de mes réflexions

pour monter a bord d'un nouveau véhicule,

a la rencontre d'un nouvel etre humain...