Avril 2017 : premiers pas en amérique- first steps in america

Avril 2017: Arrivée au Québec

Je vais poursuivre ce voyage en commencant par des retrouvailles... Retrouver mes amis du Québec, reparler ma langue maternelle après 7 mois, approfondir nos liens et permettre à mon corps de se reposer un peu...

quelques photos entre rencontres et retrouvailles :

Je propose aussi un échange culturel avec les amérindiens... Partage culturel à l'école, dans les familles !

 https://www.youtube.com/watch?v=lhSdpHU2Tfk&list=PL0D754DCC39E6F04A

 

 

Je me rends compte que le lien entre réfugié et peuples minoritaires est très fort ( être différent, s'adapter et se faire respecter, ne pas perdre ses racines tout en vivant entoure d'une culture forte, ne pas être compris par la culture dominante qui ne cherche qu'à nous assimiler...)

Oui, les réfugiés vivent l'isolement culturel ( loin de leur communauté) comme les peuples minoritaire se sentent oppressés par le peuple colonisateur qui anéanti peu a peu leurs racines, honte a la monoculture colonialiste !!!

 anecdote :

Je suis hébergé un soir chez Hans, qui fait partie des allemands déportés après la seconde guerre mondiale dans des camps en pologne puis en allemagne avant d'émigrer au Canada

Je rencontre aussi Jean Marie, réfugié du Rwanda au Canada, actuellement directeur d'école secondaire.

Il m'offre un de ses jeans pour continuer mon voyage, symbole des êtres qui, si on leur en donne l'opportunité, recommencent une vie et, à leur tour, soutiennent les autres...

Comme il le dit, de ses racines, il n'a gardé qu'une peau qui a recu un peu plus de soleil que les autres et un accent... Sa différence et sa citoyennenté universelle, composent son identité...

Je poursuis ma période de "repos" Canadien. Quel bonheur de retrouver des êtres que le chemin m'a permis de croiser et de créer une amitié...

L'hiver presiste :

Eric, le burkinabais, me touche par son parcours. Avec sa petite famille africaine, il s'adapte à un climat rude. Je lui laisse les moufles que l'on m'avait offertes en Russie...

Periode du sirop d'érable, je découvre une belle tradition ( sirop, beurre, bonbons au sirop...)

Je retrouve Marilou ( désormais agée de 15 ans), je l'avait connue quand elle avait 5 ans. Une fois de plus, elle m'offre un de ses dessins :

Stephane, un conteur-cueilleur d'algues :

Rencontre au bord du chemin ( un jeune élan)

Le voyage, parce qu'il m'écarte d'une société trop connue avec ses "attentes", ses "besoins", me permet de chercher dans les profondeur de mon être les raisons de ce passage sur terre.

Ici, en Amérique du Nord, chaque habitant " Blanc" a un parcours d'immigré dans ses racines... Seuls les "autochtones-amérindiens" quand ils ne sont pas métis, ne sont pas des descendants d'immigrés... 

Quelques écoles :

 

 

 

Lors de mes interventions dans les écoles du monde, je demande souvent aux enfants quels sont leurs rêves...

Dans les pays dit " riches", je suis toujours triste d'entendre :

- " être riche "

Alors je demande, 

- Etre riche en quoi ?

...un silence... 

- Ben, riche en argent !

- Ah ! Et pour quoi faire ?

... silence... 

- Ben, pour acheter des choses...

- Quoi comme choses ?

- Ben... des maisons, des motos, des beaux vêtements, des jeux vidéos...  

Et vous pensez que ces " choses" vont vous apporter le bonheur ? 

... silence...

 

Je trouve que notre société exploite ses membres en leur transmettant dès le plus jeune âge, une fausse idée du bonheur : Le "bonheur-pouvoir d'achat", mais, si on observe les habitants des pays qui n'ont pas de gros moyens de consommation, ces habitants, quand ils peuvent se nourrir et s'abriter ont pourtant une plus forte facilité à sourire à leur entourage. Alors, je pose la question :

- Si le but  d'une vie est de se sentir bien dans sa peau, de se connecter à son coeur et à celui des autres, ne peut on pas chercher à être riches en amis, en savoirs-faire, en chansons ?

Alors les enfants comprennent, oui être riche de ce qu'on peut offrir aux autres, cela pourrait nous aider à vivre un beau passage sur cette terre, à être heureux.

Les enfants ajoutent :

- Alors, on peut aussi être riches en sourires, en tendresse, en humour, en contes, en musique, en savoirs en agriculture, en culture, en paix...

A nous de compléter la liste de ce que l'on peut offrir aux autres, ces dons que, plus on les offre, plus on en devient riche...

Merci de laisser chaque être humain devenir ce qu'il est...

Comme me l'a dit un Métis Canadien : "Je suis ce que je veux devenir..."

Cela me fait repenser à un poème Brésilien ( entendu et traduit en 2007) :

Je marche lentement car j’ai trop souvent été pressé
Je souris car j’ai trop souvent fait la tête
Aujourd’hui, je me sens plus fort,
Et peut-être même plus heureux, qui sait…

J’ai la certitude que je sais peu de choses ou presque rien
Mais je connais les matins au bord des routes
J’ai goûté aux saveurs des différents peuples
L’amour est nécessaire pour que le cœur batte

La paix permet de sourire
La pluie donne vie aux fleurs

Je pense que réussir sa vie,
C’est simplement savoir marcher
Et aller de l’avant
Une journée se termine et une autre va commencer
Chacun de nous compose son histoire
Chacun porte en lui le don.
Le don d’être capable d’être heureux

Le printemps arrive...

Une petite interview, souvenir de mon passage au Québec :

https://www.youtube.com/watch?v=9xX-XprjNKM&feature=youtu.be