Pakistan (suite)

Comme vous pouvez le voir, je me plais bien dans ce pays. Apres avoir passé une semaine à Peshawer, je me suis rendu dans la capitale.

Islamabad est la capitale du Pakistan, mais seulement depuis une trentaine d’années. Avant, Karachi puis Lahors furent successivement les capitales, mais, pour des raisons stratégiques (militaires), une nouvelle ville diplomatique a été créé il y a seulement 30 ans dans une foret : Islamabad. Ici, j’ai l’impression d’être entre dans un nouveau pays. Il n’y a Presque aucun signe de pauvreté (tout est très vert, boisé). Le drainage des eau est correct (contrairement au reste du pays).

En fait, le hasard des rencontres a fait que je visite des lieux si différents au Pakistan (désert (Baluchistan),cote (Karachi), Zone proche de la culture Afghane (Pechawer), capital diplomatique (Islamabad), plus les transitions en camion… Pour comparer, c’est comme si un pakistanais vivait consécutivement chez une famille de St Tropez, une famille sur la cote bretonne, une autre en banlieue parisienne et avec une autre dans les Alpes… Et dans chaque lieux, ils parlent des langues différentes. Le Urdu (langue créée pour unifier les populations d’Inde et du Pakistan est la langue apprise à l’école). Mais ici, les gens sont forcement polyglottes, en plus du Urdu, en fonction des régions,  ils parlent Balutchi, pachto, sindi... La nourriture et les vêtements ainsi que la musique sont différents...

A peine 50% des enfants sont scolarisés, des leur plus jeune age (5 ans), ils doivent travailler pour aider leurs parents. Le peu d’argent qu’ils ramèneront en vendant (mouchoirs, cigarettes, allumettes, colliers de fleurs), ou en mendiant aidera la famille. Par contre à l’école, ils ne gagnent pas d’argent.

Je viens sans doute de découvrir la réponse à mon interrogation du dernier message: Pourquoi les musulmans sont-ils aussi hospitaliers avec moi? Dans le coran, il est écrit que si on ouvre sa maison à un voyageur, Dieu (ou Allah) vous ouvrira sa porte...

Rencontre peu ordinaire,

Comme vous devez vous en douter, dans ce voyage, je côtoie chaque jour des hommes et des femmes qui travaillent dans des écoles, hôpitaux, associations ONG et dont l’objectif est d’aider les autres…

A Islamabad, j’ai fais la rencontre de Daniel. Cet homme de 46 ans vit avec sa femmes et ses 9 enfants depuis 21 ans en Asie. Depuis 16 ans, il est au Pakistan et ses activités consistent à mettre en place des projets pour aider la population locale.

-Dans le domaine de l’éducation, (programme pour les sourd-muets)

-Ils essaient de motiver les gens pour vivre avec enthousiasme. (représentations musicales, danses)

-Dans le domaine de la santé (intervention Clown dans les hôpitaux)

-Etc…

Ils vivent et réalisent tous ces projets grâce aux subventions qu’ils obtiennent et aux dons des gens.

Cela m’a vraiment fait plaisir de voir que des gens choisissent de vivre différemment, très loin de la société de consommation dans le soucis de faire le bien autour d’eux.

Leur association est internationale, voici les coordonnées du site:

http://www.familycare.org/network

www.motivatedmagazine.com

Samedi, j’ai assiste à une de leur représentation (clown) dans un hôpital de la ville. J’ai pu voir l’enthousiasme des enfants. Par l’humour et le sourire, ils font passer des messages (hygiène dentaire, protection de la nature).

Voici deux photos :

 

 

Anecdotes :

-A force de déguster les mangues (roi des fruits ici) chaque jour, je deviens un connaisseur. Elles sont tellement délicieuses. On me fait goûter aussi des fruits étranges.

-Dans les champs, sur le bord de la route, les gens cultivent le coton, le riz, ils font sécher les dattes.

-L’humidité dans l’air est très importante et la chaleur fait que nous transpirons en permanence. Je suis oblige de mélanger du sucre et du sel à l’eau pour éviter de souffrir de déshydratation.

-Les vaches ressemblent à des zébus, les menâtes (oiseau que l'on peut faire parler) vivent en liberté. Il y a même des singes et les gens ont peur des cochons sauvages (les phacochères).

-Il y a une chose qui est choquant dans ce voyage, c’est le désintérêt des hommes pour la propreté de leur pays. Je comprend que ce ne peut pas être leur préoccupation principale (problèmes financiers…) mais jeter le plastique, les bouteilles, les cigarettes à la rue est quelque chose de systématique… Quand je refuse de le faire et garde mes papiers dans ma poche, les gens ne comprennent pas mon geste. Pourtant, ce que je vois en marchant n’est sans doute rien, compare à la pollution engendrée quotidiennement par les usines… Peu de gens semblent se soucier de l’avenir de la terre et de l’état dans laquelle ils la confieront à leurs enfants….

-Cet après-midi, Awaad (qui m’héberge en ce moment chez ses parents), m’a invité à assister à un match de criquet, c’est le sport national ici (en raison de l’influence coloniale anglaise).

-A l’hôpital d’Islamabad, les enfants étant si petits, c’est avec les mamans que j’ai chante mes chansons (Urdu, Français, Pachto…)…

-J’ai rencontre un enfant dans un village, je voulais lui jouer un morceau à la flûte. Je n’avais pas encore jouer une note qu’il me demandait le prix de mon instrument. J’ai compris que dans certain pays, les enfants ne pouvaient pas connaître le plaisir de la musique, des jeux, car il y a d’autre préoccupation beaucoup plus importantes. Gagner de l'argent chaque jour pour manger. Je reprenais mon chemin le cœur triste…

-Dans les hôpitaux, certaines personnes (mère d'enfants malade), sœur, ou enfants transfuse ont le réflexe de chanter une chanson dans leur langue pour me remercier d'être venu. Magnifique moment…

Un jour tout est difficile mais je m'accroche aux leçons de ce jour, le lendemain tout est facile, c'est la vie et c'est aussi la magie de ce voyage...

Allez Rhodaafes (au revoir en Pakistanais)

J'ai accompagné un touriste allemand dans une randonnée sur les "collines" du Pakistan ( au Pakistan il y a des montagnes de plus de 8000m). Je viens de recevoir par Internet quelques photos prises avec son appareil numérique :

La petite mèche de cheveux qui voyage avec moi depuis le début  a l'air d'apprécier ce moment paisible dans ce lieu magnifique...

 

L'équipe d'encadrement de Felix (celui qui prend les photos)

 

 

Moment dans une cabane traditionnelle.