Bilan...

La Roumanie

Dans ce pays vivent 22 millions d’habitants. La monnaie est la Lei (1 euro vaut 36000 leis). La religion est orthodoxe (86,7%) et réformistes (calvinistes, protestants lutherans) (4,5%). En Roumanie, en plus des roumains, pour des raisons historiques, vivent plusieurs minorités (allemands (saches et secuis) et Hongrois (plusieurs millions depuis la seconde guerre mondiale), serbes et tziganes )

J’ai fêté paques le 27 avril, il aussi une tradition avec des oeufs peints et une messe de minuit.

Les gens se sont montres très accueillants, la vie y est difficile car les salaries sont très peu payés ( un professeur débutant gagne 67 euros par mois). Pour de nombreuses famille, un membre ou une partie de la famille est obligé de s’expatrier en Europe de l’Ouest pour travailler et aider ceux qui restent au pays.

Les gens sont assez triste du fait que les personnes qui quittent le pays donnent parfois une mauvaise image des roumains à l’étranger ou au contraire sont ceux qui pourraient aider le pays à progresser (les plus compétents vont dans les grandes entreprises multinationales). Que faire dans ce pays quand la bureaucratie est corrompue?

Pour conclure, c’est triste de voir ce pays si beau (montagne, nature, mer) et ces gens si sympathiques qui ont vraiment du mal à vivre paisiblement pour des raisons financières ( et politiques).

La Bulgarie :

10 Millions d’habitants. J’ai rencontré des gens tristes : ils m’ont parlé de l’émigration de l’intelligence et de la jeunesse de leur pays vers les pays leaders du monde. Dans l’école où je suis allé, les élèves peuvent lire et écrire l’anglais mais ils s’expriment très mal car les professeurs n’ont pas de moyen pour leur enseignement (pas de cassette et de magnétophone  pour écouter un étranger parler).

Les traditions (danses sont très préservées dans ce pays) et les élèves chantent d’une façon magnifique.

Montagnes, Mer Noire et climat très ensoleillé font de ce pays un petit paradis (qui n’attire malheureusement que peu de touristes et d’investisseurs)

La Macédoine :

Ce pays a eu son indépendance dans la paix lors de l’éclatement de l’ex-yougoslavie. Les habitants parlent une langue slave tres proche du Bulgare. En Macédoine vivent environ 35% d’Albanais, ce qui entraîne des problèmes (affrontement au nord du pays en 2000-2001)

Concernant la Macédoine, on me raconte beaucoup d’histoires différentes , en effet, la Macédoine est aussi une région de Grèce. Les Grecs n’acceptent pas qu’un pays ai pris le nom de leur célèbre région dont est originaire Alexandre le Grand. Ces problèmes sont politiques et culturels et chacun se base sur une période différente de l’histoire pour argumenter sa thèse. Je suis curieux de lire quelle est la version des livres d’histoire en France à ce sujet.

L’Albanie :

Ce pays m’aura beaucoup marque, en effet, depuis que je suis arrive dans les Balkans, on m’avais décrit les albanais comme un peuple à eviter. Les Grecs comme les Macédoniens ont eu des propos racistes à leur égard. J’ai décidé d’aller dans une école d’Albanie pour me faire une idée de ces gens. Vous ne me croirez peut-être, et j’ai peut-être eu beaucoup de chance mais je vous assure que l’accueil que j’ai reçu dans ce lycée de Korce a été le plus chaleureux de tout mon voyage ! Allez y comprendre quelque chose ??!!

Les Albanais rencontres ont un caractère bien particulier

-ils sont spontanés, les élèves (garçons) m’invitaient à dormir chez eux et, si je leur demandaient si leurs parents seraient d’accord, ils se vexaient presque car pour eux, cela ne fait aucun doute, les parents seront ravis. Il y a un dicton : « Même s’il n’a que du pain, de l’huile et du sel à lui offrir, l’albanais invite l’étranger dans sa maison. »

Les élèves mais aussi les adultes sont aussi très curieux, ils me posent de tres nombreuses questions, feuillettent mes cahiers, lisent mes notes.

Les Albanais tentent (de façon legale ou non), de se rendre dans le pays voisin dont les salaires sont dix fois supérieurs (en Grèce), afin d’y travailler pour nourrir leur famille.

Echanges :

Malgré le fait de n’avoir  aucun papier officiel du pays ou je visite les ecoles, la plupart du temps, avec patience, enthousiasme et diplomatie, je réussi à surmonter les craintes. Et j’ai passe des moment fantastiques dans les écoles. Le plus difficile a été en Grèce, dans ce pays, les enfants sont très protégés. Les directeurs voulais que j’obtienne un papier officiel m’autorisant à côtoyer les enfants. En plus, je suis arrivé en pleine période d’examens et j’ai vu que je n’étais pas spécialement le bienvenu à cette période. Je n’ai pas insiste et j’ai réalisé mes échanges en dehors des écoles (par exemple à l’université d’Athènes, les étudiants assis avec une guitare m’ont appris une chanson dans les couloirs).

Je ne veux surtout pas devenir quelqu’un d’officiel et d’important que l’on attend, mon but est justement à l’inverse,  de montrer que ce monde peut être encore amical, simple et spontané. Bien sur je ne peux rien faire si les gens ne sont pas de cet avis, mais pour l’instant, cela ne marche pas trop mal…

Parfois, les gestes n’ont pas la même signification selon les pays. En Bulgarie et Albanie, hocher la tête de droit à gauche signifie « oui », hocher la tête de bas en haut signifie « non ». Quelque fois il y a des malentendus.

Réflexions sur le voyage :


Je me sers très rarement des adresses que l’on me donne car j’ai remarque une chose, les gens chez qui on m’envoie ne sont pas toujours disponibles pour m’accueillir et pour échanger leurs idées avec moi. Je les comprend et ne veux surtout pas les déranger. Par contre les personnes que je rencontre moi-même (en auto-stop, dans les écoles, sur le bord des route), elles ont envie de communiquer et de vivre quelques heures ou quelques jours ensemble. En n’ayant pas d’itinéraire fixe, cela me permet d’être moi  même disponible pour accepter les invitations imprévues qui orientent mon chemin.


J’ai du finalement me couper les cheveux, après 9 mois. Quand le langage verbal ne permet pas de se comprendre, c’est l’apparence physique qui prime. Voyant que les enseignant des écoles commençaient à m’observer avec un regard suspicieux, j’ai décide de laisser ma perruque pour reprendre la tête que j’avais au début du voyage…

 

Les conducteurs(trices) aussi ont l’air d’apprécier ma nouvelle tête :


Entre la Bulgarie, la Grèce et la Macédoine, j’avais passe 7 nuits sur 10 à la belle étoile (j’essaie de reconnaître les constellations), depuis 10 jours que j’ai les cheveux courts, j’ai toujours eu un lit pour passer la nuit…

Désormais, je ne dis plus que je voyage depuis le 7 novembre. Mon but n’est pas d’épater les élèves que je rencontre mais d’échanger nos cultures et de leurs montrer que l’on peut vivre ses rêves si l’on est prêt à faire quelques sacrifices (confort, persévérance, affectif). Je leur dis simplement que je suis venu de France jusqu’a leur pays en m’arrêtant dans une école de chaque pays traverse.


Depuis le début du voyage, j’ai déjà été dans plus de 50 établissements différents et je garde un souvenir de chacun d’entre eux (dans chaque école, je rend visite à parfois 5 ou 10 classes différentes). Dans chaque pays, chaque école, il y a des personnes qui m’ont marque.


Je suis très touche par l’accueil que l’on me réserve dans les pays tels que l’Albanie, l’Ukraine, la Russie, la Bosnie, la Bulgarie ou la Serbie. Les habitants de ces pays ne peuvent pas en sortir ( ou s’ils le font c’est pour essayer de s’installer ailleurs). Ils ont toutes les raisons d’être jaloux de mon voyage, de la facilite que ce passeport français me donne pour voyager. Et pourtant leur réaction naturelle est de m’aider à leur façon, de m’accueillir dans leur famille comme un des leurs. Cette histoire est à la fois si injuste et si belle…

Je reprend quelques forces chez Vassilis en Grèce : Ce matin après une grasse matinée (c’est seulement la 5 ou 6eme depuis le début du voyage), petit footing avec le voisin et baignade dans la mer Egée. Je dois aussi envoyer des E-mail aux gens que j’ai rencontre dans les différents pays afin de les remercier de leur accueil.

 

Anecdotes :


-En Roumanie (comme en France), les Tziganes ont mauvaise réputation. J’en ai rencontre le 1er mai dernier. Alors que je traverse un petit village un tzigane m’invite à me désaltérer. J’ai passe l’après-midi avec 5 familles tziganes à faire des grillades dans la campagne. Nous discutions en Espagnol et français . Finalement, j’ai passé la nuit chez eux avant de continuer le voyage avec quelques provisions qu’ils m’ont offertes.

-Dans certains pays, pour être plus sur que le médecin va s’occuper de la personne malade dans un hôpital, il vaut mieux lui donner un peu d’argent de poche (corruption). Et quand on ne peut pas le faire ?...

-En Roumanie, je représente l’honneur du football français. Malheureusement, Samuel Zidane n’a pas empêche l’équipe des jeunes du village de s’incliner 4-3 devant les anciens… En inscrivant 2 beaux buts, il aura une pensée pour le travail accompli par son célèbre entraîneur ploeucois J-Y Le Floch.

Animaux rencontres ces dernières semaines ;

-cigognes (j’ai vu la première en Pologne et il y en a dans tous les pays des Balkans).

-2 écureuils me réveillent alors que je passe la nuit dans une foret des Carpates en roumanie.

-limaces et tics dans le sac de couchage.

-serpents en …. (pas de mauvaise pub pour ce beau pays) (en plus ils ont peur de moi…)

-Tortues terrestres (elles traversent parfois les routes en Grèce)

En Grèce, moment incroyable, avec un chauffeur Turc, nous écoutons la musique bretonne qui lui plait beaucoup et la musique turque, notre conversation est un mélange de Russe et d’allemand.

-A la frontière entre la Macédoine et la Grèce, 1500 personnes (femmes, enfants, vieillards) (muni de matelas, et de quelques provisions) espère obtenir le droit d’entrer en Grèce pour y gagner de quoi se nourrir.

-Essayer d’imaginer la tête ( et le sourire) des chauffeurs Bulgares, Roumains ou Albanais qui s’arrêtent pour moi en Grèce quand je leurs chante une chanson dans leur langue.

 

En Macédoine, j’ai acheté ma 4eme paire de chaussures (le froid n’avait pas été tendre avec les précédentes). Durant ce voyage, mon sac pèse  entre  20 et 30 kilos (selon ce que je porte sur moi et les provisions que j’ai à l’intérieur.

-A la frontière entre l’Albanie et la Grece, alors que je fais la queue avec les albanais, le douanier surpris de voir un passeport français me demande : « What kind of tourist are you mister Samuel ? A tourist by foot… ? A tourist should have 2000 euros in the pocket…” Ok, you can go…

Petit anecdote Bulgare pleine d’enseignement:
Il est 13 heures, après avoir passe 2 jours à l’école d’Elena, je m’apprêtais à quitter ce village. Au moment ou j’allais quitter l’école, Dimitar,  Un garçon de 13 ans me demande si je veux faire une ballade dans les collines pendant l’après midi. Je demande à une enseignante de lui demander exactement ce qu’il veut. Avec un copain, ils veulent simplement me faire découvrir la nature entourant leur village. En quelques instants, je change mes plans et accepte l’invitation, je ne partirai que le lendemain car après cette ballade, la nuit viendra vite.
A15h, je rencontre Dimitar, son petit frère et son copain et nous passerons 4 heures à gambader dans les collines (il fait plus de 30 degrés). Dimitar m’expliquera (dans un anglais qui nous permet de communiquer) que ses copains vont chaque après-midi aux cours d’anglais (prives). Sa famille n’a pas suffisamment d’argent pour lui permettre d’aller à ces cours. Alors, il a eu l’idée d’inviter le professeur-voyageur afin de parler en anglais avec lui. Tous les élèves de sa classe lui avaient dit que je n’accepterai jamais car la veille j’étais à l’école de langue, il ne les a pas écoute, a vaincu sa timidité et a tente sa chance. Nous avons discute en anglais toute l’après-midi et je lui ai promis de faire mon possible pour essayer de lui trouver un correspondant français. Je vous laisse imaginer les yeux surpris de ses camarades de classe et sa fierté quand il leur a raconte l’après midi passe avec l’étranger.
Je crois que ces élèves, Dimitar et moi avons tous appris quelque chose de plus ce jour là.
Il y aura toujours des personne qui tenteront de vous empêcher de faire quelque chose qui leurs parait impossible … Et pourtant, qui ne tente rien…